Le mécanisme du succès qui se cache en toi, un brain-hack méconnu que tu peux mettre à profit - Psychocybernétique -Maxwell Maltz

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Le “mécanisme du succès”  a été introduit en 1960, par Maxwell Maltz,

un chirurgien plasticien qui étudiait la relation corps-esprit dans le but d'expliquer 

pourquoi des gens relativement normaux, voire même beau se présentait à son cabinet afin d’obtenir un lifting du visage, car ils se trouvaient laids.

Et très souvent, ces personnes se trouvaient laides pour des détails insignifiants telles que des oreilles trop grandes, un nez ou une bouche qui ne ressemble pas forcément à celui des actrices des films

Maxwell Maltz a intitulé cela  :

le mystère de la laideur imaginaire. 

En cherchant à comprendre ce mystère, il a plongé dans les tréfonds de l’âme humaine 

et en a ressorti pas mal de secrets pour bien vivre sa vie qu’il a consigné dans son livre psychocybernétique.

Dans psychocybernétique, maxwell maltz 

décrit les animaux y compris l’homme comme étant des êtres dotés d’un mécanisme du succès qui leur permet d’atteindre leurs deux buts primaires : 

survivre et propager l’espèce.

Et cela est vrai pour la plupart des animaux, car si l’on prend l’exemple du Lion. 

C’est instinctivement qu’il chasse la gazelle, il n’a pas pris de cours sur “Comment chasser une gazelle dans la savane”, comme une humaine le ferait en pratique. 

Pour l’humain cependant, c’est un peu plus complexe que pour le reste des animaux puisque selon Maltz :

 « vivre » pour l'homme englobe bien plus que la survie physique et la procréation de l'espèce. Cela nécessite également certaines satisfactions émotionnelles et spirituelles.”

C’est pour cette raison que Maltz ajoute dans son livre la chose suivante à propos de l’homme : 

“Le mécanisme de  réussite inhérent à l’homme a également une portée beaucoup plus large que celle d’un animal. En plus d'aider l'homme à éviter ou à surmonter le danger, ainsi que l'instinct sexuel, qui contribue à maintenir la race vivante, le mécanisme de réussite chez l'homme peut l'aider à trouver des réponses aux problèmes, à inventer, à écrire de la poésie, à gérer une entreprise, à vendre des marchandises, à explorer. de nouveaux horizons scientifiques, atteindre une plus grande tranquillité d'esprit, développer une meilleure personnalité ou réussir dans toute autre activité intimement liée à sa « vie » ou permettant une vie plus épanouie.”

Maxwell Maltz

Pour rendre cette citation un peu plus explicite, on va prendre l’exemple d’un joueur de basket-ball.

Prenons le cas d’un joueur professionnel de basket-ball.

Au cours d’un match, son but est clair : marquer le plus de paniers possible avant la fin du match afin que son équipe gagne.

Pour marquer des paniers, il ne va pas se poser, et réfléchir  pendant 2 minutes, à sa position sur le terrain, à sa distance avec le panier, à l’angle de ses bras et ses jambes.

Tous ces calculs, sont effectués en background dans un recoin de son cerveau, sans même qu’il en soit conscient. Ainsi, il va instinctivement, shooter ou faire la passe à un de ses coéquipiers quand il le faut.

 Ce qui lui permet de faire cela, et ainsi d’aller plus vite que s’il se posait pour réfléchir, c’est le mécanisme du succès implanté en lui. 

Et aussi farfelu que cela puisse paraître, ce mécanisme existe véritablement. 

Pour preuve, en 2010, dans une étude scientifique intitulé 

Neural basis of the undermining effect of monetary reward on intrinsic motivation

Muramaya  et ses collègues psychologues ont fait une expérience : 

Ils ont choisi 28 personnes afin de jouer à un jeu vidéo sur ordinateur 

Ces 28 personnes ont été séparées en 2 groupes, 

un groupe de contrôle qui ne recevait aucune récompense pour jouer 

 et un groupe rémunéré à la performance, c’est-à-dire que plus leur score augmentait dans le jeu plus les participants du groupe gagnaient de l’argent.  

Pendant que les participants  jouaient,  Muramaya et ses collègues ont observé le cerveau de chaque participant en se servant de l’imagerie IRM. 

Et ce qu’ils ont observé, c’est que pendant que les participants jouaient aux jeux, 

le circuit de la récompense, du cerveau des participants du groupe rémunéré s’activait de manière bien plus prononcée que celui du groupe de contrôle 

Notamment une zone du cerveau qu’on appelle le striatum, il s’agit d’une zone qui joue un rôle central dans le circuit de la récompense puisqu’elle génère  une certaine dopamine en fonction de la tache qu'on effectue 

C’est notamment cette zone qui s’active lorsqu' on écoute nos musiques préférées ou encore qu’on joue à un bon jeu vidéo. 

Enfin, Murayama et ses collègues ont réitéré l’expérience sur les mêmes personnes quelques  minutes plus tard, sauf que cette fois-ci aucun des deux groupes n’était rémunéré. 

Cette fois-ci seul le groupe de contrôle a montré une activation du circuit de la récompense pendant qu’il jouait. 

Que nous montre cette expérience ? 

Tout simplement que le circuit de la récompense s’active, quant il est dans l'expectactive d'obtenir une récompense. 

Et non, pas uniquement quand on a reçu la récompense. 

Le fait de savoir que l’on va être récompensé pour quelque chose fait qu’automatiquement le cerveau va produire de la dopamine et donc qu’on va ressentir du plaisir rien qu’à effectuer cette chose.

Or selon la doctrine hédoniste, l’homme va avoir tendance à vouloir faire des actions qui lui procurent du plaisir et éviter les actions qui entraînent de la douleur. 

Rappelez vous, un peu plus haut dans cet article, je vous ai dit que quand vous vous posiez la question : 

Que se passera-t-il si, je réalise ce rêve ou plutôt ce rêve  ?

Le cerveau  prend position dans le futur et se fait  un preview, un teaser de ce qui se passera si vous parvient à réaliser votre rêve. 

De manière similaire à l’expérience menée par Muramaya et ses collègues, ou rien que le fait d’effectuer une tâche pour laquelle les participants anticipaient une récompense déclenchait le circuit de la récompense.

Quand nous avons un rêve, notre cerveau anticipe les récompenses liées à ce rêve par exemple : liberté financière, liberté de déplacement, liberté de choix. 

Par conséquent, il va automatiquement  créer de la dopamine dès que l’on effectuera une tâche liés à ce rêve/ à ces récompenses, on aura donc tendance à penser à notre rêve, à travailler sur notre rêve du fait du plaisir que cela procure. 

Et c’est l’une raison pour laquelle quand on bosse sur nos propres rêves, nos propres projets nous sommes épanouis. 

Et c’est l’une des explications plausibles au mécanisme du succès dont parle Maltz dans son livre psychocybernétique. 



Posté le: 02-09-2023

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